« Je pense trop », résumé du livre de Christel Petitcollin

« Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant » de Christel PETITCOLLIN est un EXCELLENT livre pour toutes les personnes qui, comme moi, ont en permanence les idées qui fusent et qui ont souvent du mal à dormir la nuit…

Je l’ai découvert en fin d’année dernière en cherchant des livres inspirants à « mapper » à la FNAC.

Et depuis j’en entend BEAUCOUP parler autour de moi.

J’ai décidé de m’y attaquer et je n’ai vraiment pas été déçu (merci Géraldine de me l’avoir prêté!).

Dès le début du livre, Christel cite des phrases de personnes qui sont venues la voir en consultation qui vont peut-être résonner en vous.

« Je pense trop »

« Mes proches et mes collègues me disent que je suis compliqué(e) et que je me pose trop de questions« 

« Dans ma tête, ça ne s’arrête jamais. »

« Parfois je voudrais DÉBRANCHER mon esprit et ne plus penser à rien ».

Et même des phrases plus personnelles.

« J’ai l’impression de venir d’une autre planète »

Je n’arrive pas à trouver ma place dans ce monde« 

« Je me sens incompris »

Bon c’est vrai que si on achète un livre qui s’appelle « Je pense trop », il y a de grandes chances de se sentir concerné(e) par ces pensées…

C’est la suite du livre qui m’a vraiment impressionné.

Et si je vous partage le contenu aujourd’hui, c’est pour aider d’autres personnes comme moi à mettre ENFIN des mots sur des ressentis et à trouver des solutions concrètes.

Avant de commencer, sachez que les personnes « qui pensent trop » sont qualifiées de « surefficients mentaux » par Christel PETITCOLLIN.

D’après certaines études, cela concernerait 15 à 30 % de la population.

Les autres 70 à 85% de la population sont qualifiés de « normopensants« .

Au delà des termes employés, c’est à la lecture de ce résumé que vous allez voir si vous vous sentez concerné(e).

Partie 1 : Les 5 caractéristiques des personnes « qui pensent trop »

Caractéristique #1 : L’HYPER ESTHÉSIE

Ce mot ne vous dit sûrement rien.

Moi je ne le connaissais pas.

Pourtant il caractérise bien ce que je vis chaque jour depuis très longtemps.

Mes 5 sens sont en PERMANENCE en éveil.

La VUE, qui scrute les moindres détails quand je rentre dans une nouvelle maison ou un salle d’attente chez le médecin.

L’OUIE, qui me réveille chaque nuit au moindre bruit suspect.

Ma compagne en a d’ailleurs bien profité quand notre fille était bébé.

J’entendais ma fille pleurer BIEN AVANT ma chérie.

J’allais m’en occuper et je revenais sans bruit dans le lit.

Et ma fille l’a aussi très vite compris.

La nuit elle criait PAPA !

Et pas Maman…

Il y a aussi le GOUT très sensible.

Plutôt au sens de l’attirance pour une diversité des goûts chez moi.

Christel PETITCOLLIN évoque aussi le sens du TOUCHER avec 2 caractéristiques qui m’ont beaucoup parlé.

Le fait d’être totalement RÉFRACTAIRE à certaines surfaces (la peau de pêche pour moi)

Et plus étrange, l’envie de prendre dans les bras très rapidement quelqu’un même inconnu

Surtout pour gérer un trop plein d’émotions.

Et enfin l’ODORAT.

C’est le sens le plus développé chez les personnes « sureffficientes » mentales.

Moi, ma mère et mon petit frère m’ont toujours dit que j’avais une TRUFFE et pas un nez.

TOUJOURS en train de sentir.

Et si vous êtes concerné(e), vous avez peut-être vécu des moments HORRIBLES avec votre « truffe ».

Alors que les gens autour de vous ne réagissaient pas.

Par exemple quand on passe dans un magasin d’aéroport détaxé où des MILLIERS de personnes essaient un parfum avant de prendre l’avion.

J’ai failli MOURIR plusieurs fois.

Car le problème c’est que nos 5 sens sont activés A FOND en permanence.

En Qualité ET en Quantité.

C’est à dire que nous sommes HYPERSENSIBLES aux stimulis externes.

Il y a vite trop d’odeurs, trop de lumière, trop de bruit.

Nous avons en réalité un déficit d’INHIBITION latente.

Il faut faire un EFFORT mental pour faire le tri dans les informations qui nous arrivent.

Alors que pour la plupart des gens, le tri se fait de manière AUTOMATIQUE.

Pas besoin d’y réfléchir.

Quelle chance !

Donc je vous préviens, ça n’est pas la peine d’essayer de leur faire comprendre ce qu’on ressent…

Nous sommes en fait des HYPERVIVANTS !

On s’émerveille pour un rien car nous ressentons PLUS que les autres.

C’est ce qui fait que quand on dit « Regardes ce superbe coucher de soleil! »

La réponse la plus commune c’est « Bah oui c’est un coucher de soleil… »

Et on ne comprend pas pourquoi ces personnes ne sont pas comme nous.

Ce sentiment de frustration peut amener à un état dépressif TRANSITOIRE.

Mais comme on est hypersensible avec nos 5 sens, la JOIE de vivre revient très vite !

INCOMPRÉHENSIBLE pour une personne « normale » qui nous observe…

Mais ce n’est pas tout, nous avons une ribambelle d’adjectifs qui commencent par « HYPER ».

Caractéristique #2 : L’HYPER SENSIBILITÉ

D’abord, nous sommes TRÈS pointilleux sur la signification des mots.

Cela peut paraître anodin mais cela engendre régulièrement des mini disputes.

« Tu avais dit ça et quand on dit ça ça veut dire ça » dit un surefficient mental.

Pour quelqu’un de « normal », ce n’est pas très important de batailler pour un mot.

Pour un surefficient mental, ça peut durer des heures.

Une dispute qui ne sert en fait à rien.

Maintenant vous pourrez en parler calmement avec vos collègues et votre compagne/compagnon pour que chacun fasse un effort…

Mais ce n’est pas le plus gros problème.

C’est plutôt d’être HYPERSENSIBLE aux horreurs quotidiennes et aux guerres.

Cela peut vous MINER complètement le moral si vous écoutez régulièrement les informations.

Heureusement grâce à l’HYPER ESTHÉSIE, nous retrouvons rapidement de la joie rien qu’en regardant un beau paysage ou un belle oeuvre d’art.

Là encore nous vivons de véritables MONTAGNES RUSSES au niveau des émotions.

C’est difficilement compréhensible par notre entourage.

Rappelons qu’environ 70% à 85% de la population n’est pas comme nous…

Caractéristique #3 : L’HYPER AFFECTIVITÉ

Nous avons BESOIN d’affection, d’encouragements, de contact & de câlins.

C’est comme ça, nous n’y pouvons rien.

Vous avez sûrement essayer de le cacher comme moi en grandissant.

Ce qu’on appelle le « Faux Self » ou le « faux moi ».

Car le Monde n’est pas comme nous.

Nous sommes qualifiés de « Bisounours » par 70 à 85% de la population.

Donc pour faire bonne figure, on se cache sous une armure.

En entreprise, c’est particulièrement vrai.

Si vos supérieurs ne vous encouragent pas, c’est un GROS problème pour vous.

Beaucoup moins pour les autres.

Avec notre HYPER ESTHÉSIE et notre HYPER SENSIBILITÉ, notre amygdale est en fait sur-sollicitée.

Hors c’est l’amygdale qui régule les troubles d’anxiété.

Les petites ÉMOTIONS pour les autres sont souvent vécus comme de grandes sources d’anxiété chez nous.

Et ce n’est pas fini !

Caractéristique #4 : L’HYPER EMPATHIE

Nous RESSENTONS les états internes des personnes autour de nous.

C’est presque un don mais c’est le plus souvent vécu comme une INVASION permanente.

Car nous le verrons plus tard, dès que nous pensons à quelque chose, notre pensée arborescente part dans tous les sens pour trouver des solutions.

C’est donc épuisant.

Mais la plupart des gens ne ressentent pas autant les émotions des autres.

Donc quand VOUS êtes malheureux(se) et qu’ils ne réagissent pas

Ce n’est pas qu’ils ne s’intéressent pas à vous.

C’est juste qu’ils ne sont pas « câblés » pour ça.

D’ailleurs en parlant de câblage, passons à la dernière caractéristique des « superefficients » mentaux.

Caractéristique #5 : Un câblage NEUROLOGIQUE différent

J’ai commencé à en parler, notre pensée est ARBORESCENTE.

Elle part très vite dans plein de directions à la recherche de SOLUTIONS.

Cela se traduit par des avantages ET bien sûr des inconvénients.

Les avantages :

  • Nous ADORONS apprendre pour avoir plus d’idées et pour nourrir nos réflexions permanentes
  • Nous sommes naturellement CRÉATIFS car nos pensées divaguent très rapidement
  • Avec les bons outils, nous pouvons gérer FACILEMENT des projets COMPLEXES car nous pouvons manipuler mentalement beaucoup d’informations très vite
  • Nous avons une capacité à nous remettre en question EN PERMANENCE ce qui peut permettre de progresser chaque jour
  • Nous pouvons avoir une mémoire PRODIGIEUSE grâce à notre tendance naturelle à scruter et analyser chaque détail

Les inconvénients :

  • La ROUTINE intellectuelle et la RÉPÉTITION DE TACHES peut nous tuer rapidement
  • Le TRAVAIL COLLABORATIF peut vite être un enfer pour nous ET pour les « normopensants » (car notre pensée est toujours en avance par rapport aux actions)
  • Notre pensée divergente peut nous conduire vers des pensées POSITIVES mais aussi très rapidement vers des PENSÉES NÉGATIVES
  • Les « normopensants » peuvent se sentir EN INSÉCURITÉ devant une personne qui se posent autant de questions
  • Le SOMMEIL et donc la FATIGUE peuvent être problématiques si on ne met pas en place des stratégies (siestes, sophrologie, hypnose, profiter des nuits blanches pour apprendre…)

Comme vous pouvez le constater, les relations avec les autres peuvent être problématiques si les « superefficients » ne connaissent pas leur fonctionnement.

Non pas pour s’adapter obligatoirement (et tomber dans le « Faux Self ») mais pour assumer PLEINEMENT leur différence et l’expliquer calmement aux « normopensants ».

De par leurs caractéristiques, les personnalités surefficientes mentales développent une PERSONNALITÉ spécifique commune.

C’est ce que nous allons découvrir dans la 2ème partie du livre.

Partie 2 : Une personnalité originale

De par leur fonctionnement neuroatypique, les surefficients mentaux développent des traits de caractère spécifiques.

Caractère #1 : « Un VIDE identitaire »

Le surefficient mental se sent incompris depuis l’enfance.

Il pleure trop souvent.

Trop d’ÉMOTIONS à gérer.

Il pose trop de questions.

Trop de SOIF d’apprendre.

Il comprend et anticipe trop les situations.

Trop d’empathie.

Les phrases qu’il a (trop) entendues ?

« Arrêtes de chouiner, il faut s’endurcir! »

« La curiosité est un vilain défaut! »

« Mais non, tu te fais des idées »

Le résultat ?

Il ne fait pas confiance à ce qu’il ressent.

Et c’est le début d’un cheminement qui peut le conduire à faire disparaître son vrai soi.

Facteur aggravant, les surefficients mentaux croient que trop penser à soi rend ÉGOÏSTE et INDIVIDUALISTE.

Pourtant c’est exactement l’inverse si on n’y réfléchit bien.

L’égo ne devient envahissant que lorsqu’il est AFFAMÉ.

Un ego bien nourri est paisible, disponible et accueillant pour les autres.

Or l’égo ne peut être serein que lorsqu’on a une bonne estime de soi.

Ce qui n’est pas vrai pour la plupart des surfefficients mentaux qui doutent depuis l’enfance de ce qu’ils ressentent.

Ils ne peuvent pas facilement « rentrer dans le rang » car ils ne comprennent pas où est leur faute.

Parce qu’ils sont essentiellement rejetés pour ce qu’ils sont STRUCTURELLEMENT.

Cela entraîne chez eux sur une peur ABSOLUE du rejet et de l’abandon.

Ce manque d’estime de soi conduit à s’adapter en permanence aux besoins des autres.

Quitte à faire DISPARAÎTRE sa vraie personnalité et ses vrais besoins.

Et plus tard, dans une relation amoureuse, cela peut déboucher sur un pouvoir EXORBITANT donné à leur partenaire.

Caractère #2 : Une soif ABSOLUE de valeurs

Le SEUL domaine où les surefficients mentaux n’ont AUCUN doute, c’est leur système de VALEURS.

Justice, Franchise, Honnêté, Loyauté, Amitité, Amour.

La barre est TRÈS haute.

Et même TROP haute…

Le Monde étant ce qu’il est, les surefficients mentaux sont en permanence déçus et frustrés.

Mais renoncer à leur idéal est IMPOSSIBLE car ils sont sûrs d’avoir raison.

Et ils n’ont pas tout à fait tort.

Le Monde ressemblerait à un jardin d’Eden.

Cette SOIF extrême d’absolu les pousse dans deux extrêmes.

Soit une bienveillance UNIVERSELLE.

Ce sont alors de vrais gentils, compréhensifs, empathiques.

Ou alors ils deviennent INTRANSIGEANTS.

Moralisateurs et aigris.

C’est en partie à cause de ce système de valeurs EXTREMES que les surefficients mentaux ont l’impression de venir d’une autre planète.

Trop de non-dits, d’hypocrisie, de lâcheté et de méchanceté gratuite.

Ils ne comprennent tout simplement pas le Monde.

La majorité des surfefficients mentaux sont aussi profondément désintéressés.

L’argent ne les intéresse pas.

Ce qui est IMPENSABLE pour les normopensants.

Ce système de valeurs absolues entraîne 4 problèmes.

Le premier problème, c’est qu’il ne peut fonctionner que si TOUT LE MONDE partage et applique ces mêmes VALEURS.

Sinon, avec un profil de « bisounours », ils seront toujours déçus et il est facile de les manipuler.

Deuxième problème, si une règle ou une consigne paraît INJUSTE, ILLOGIQUE ou ARBITRAIRE, le surefficient mental ne pourra pas s’y plier.

Quoi qu’il lui en coûte par la suite.

Leur révolte passe alors pour une lubie ou un caprice.

Frustration garantie !

Dans certains cas, ils donneront même l’impression de vouloir imposer leur loi.

Troisième problème, le rapport à la HIÉRARCHIE.

Dans un système de valeur où la jalousie, l’envie et les jeux de pouvoir n’existent pas, il est NORMAL de traiter les gens d’égal à égal.

Quelque soit le grade ou la fonction de l’autre.

Le respect de la voie hiérarchique n’a donc AUCUN sens pour eux.

C’est TRÈS insécurisant pour les personnes qui s’appuient sur la hiérarchie pour trouver leur place dans une entreprise.

Dernier problème, leur clairvoyance et leur bienveillance naturelles ont accès immédiatement AU POTENTIEL POSITIF de leurs interlocuteurs.

Ils sont d’excellents « Développeurs de Talents »

Du plus profond d’eux-mêmes, ils veulent aider les gens à devenir ce qu’ils pourraient être de mieux.

Mais cette attitude TROP POSITIVE met souvent très mal à l’aise les personnes concernées.

Trop de gentillesse cache sûrement des arrières-pensées.

Il se peut aussi que ce regard trop clair qui scanne et met à nu, oblige la personne à se confronter au décalage entre ce qu’elle EST et ce qu’elle POURRAIT être.

Ce qui peut être très déstabilisant.

Seuls les manipulateurs sont ravis de la naïveté des surefficients mentaux et on profitent un maximum.

Caractère #3 : Un relationnel potentiellement difficile

Problème #1 – La « proie » privilégiée des Pervers Narcissiques

Christelle PETITCOLLIN explique que régulièrement dans son cabinet, des « super-efficients » viennent la consulter car ils (elles) se sentent très mal.

Parce qu’ils (elles) sont sous l’emprise psychologique d’un(e) perver(se) narcissique SANS LE SAVOIR.

Si on dresse la liste des caractéristique d’un surefficient mental, tout paraît clair :

  • nous ressentons un VIDE IDENTITAIRE
  • nous sommes AVIDES de relations intenses
  • nous nous remettons SANS CESSE en cause
  • notre « Faux self » nous oblige à nous plier en 4 pour les autres
  • nous NE CROYONS PAS en la méchanceté naturelle (« il doit être malheureux » = on trouve des excuses)
  • nous sommes profondément pour la PAIX & l’HARMONIE ce qui nous empêche de partir à l’affrontement

Du pain bénit pour des personnes manipulatrices et fondamentalement méchantes.

Alors comment reconnaître qu’on est sous l’influence négative d’un Pervers narcissique ?

  1. Il (elle) a tendance à saturer volontairement nos 5 sens (avec du bruit fort, avec des parfums forts…) pour nous fatiguer mentalement et donc nous manipuler plus facilement
  2. Il (elle) peut déclencher régulièrement des disputes juste avant de dormir. Nous ça nous met en ébullition. Pendant que lui (elle) s’endort tranquillement. Le résultat ? Encore plus de fatigue pour nous.
  3. Il faut régulièrement se poser la question « Suis-je en train de déguiser mon VRAI moi au lieu de me respecter? »

Problème #2 – Une facilité d’apprentissage qui peut déranger

Notre capacité à apprendre vite peut devenir dérangeante.

Lorsque l’on dit « Vas y, apprends le ou fais-le, tu vas voir c’est facile », on ressent VRAIMENT cette facilité.

Mais pour les autres, cela peut être vécu comme de la VANITÉ.

Car pour la plupart des gens, apprendre c’est difficile.

Pourquoi ne pas simplement dire « J’ai de la chance, j’apprends vite ».

Cela facilitera sûrement vos relations avec vos ami(e)s et collègues.

Problème #3 – La non compréhension des « normopensants »

Les surefficients mentaux sont plus sensibles aux stimulis extérieurs et leur pensée est plus rapide.

Cela peut les conduire très rapidement à de l’EXASPERATION quand les autres ne réagissent ou ne pensent pas aussi vite qu’eux.

Et qu’est-ce qu’on récolte quand on montre à quelqu’un qu’on est exaspéré ?

Rien de bon…

Deuxièmement, les surefficients mentaux sont plus sensibles au niveau AFFECTIF (souvenez-vous de la métaphore des « Bisounours »).

Les normopensants ressentent moins fort les émotions.

Ils n’ont pas besoin de refaire le Monde continuellement.

Au CONTRAIRE même.

Ils préfèrent se sentir en SÉCURITÉ plutôt que d’aller vers un Monde inconnu.

Ils ont besoin de CERTITUDES.

Ou en tout cas ils ne veulent pas se poser continuellement des question.

Vous comprenez le décalage.

Il est ÉNORME !

Ils n’aiment pas non plus faire d’introspection.

Là encore pour ne pas se mettre en danger.

C’est plutôt lors d’un moment de déprime qu’ils vont aller voir à l’intérieur d’eux même.

Alors que les surefficients mentaux se remettent en cause en permanence.

Ce sont des « handicapés de la NUANCE »…

J’adore vraiment cette expression.

Elle a d’ailleurs BEAUCOUP faire rire ma compagne.

Je ne sais pas pourquoi. 😉

D’après Christel PETITCOLLIN, les normopensants ont une mentalité de « cerveau gauche ».

Et là, je suis un peu plus critique.

Car les dernières études neuroscientifiques tendent à montrer qu’il n’existe pas de fonctions spécifiques « cerveau gauche » ou « cerveau droit ».

Néanmoins, dans son livre, elle nous explique que les personnes à fonctionnement « cerveau gauche » (les normopensants) sont plus INDIVIDUALISTES.

Leur valeurs sont plus « souples ».

C’est à dire qu‘elles peuvent mieux supporter une « entorse » à l’application de leurs valeurs profondes (la justice, la paix, l’équité…).

Alors qu’une personnalité « cerveau droit » (les surefficients mentaux) ne peut ABSOLUMENT pas supporter un écart d’alignement avec ses valeurs.

Même si j’ai l’intuition que c’est vrai, je ne peux pas valider aujourd’hui complètement l’origine de cette différence de pensée.

Si vous avez des informations complémentaires, merci de laisser un commentaire en bas de l’article pour nous éclairer.

Comment est perçue cette différence dans la façon de penser pour les « superefficients » ?

C’est l’objet du prochain chapitre

Problème #4 – Une vie sous jugement permanent

Vous l’avez compris il y a 2 camps.

Le camp MINORITAIRE (15% à 30% de la population) :

  • des idéalistes Bisounours qui ne croient pas à la méchanceté
  • ont des sauts d’humeur très importants passant de la félicité absolue à la dépression temporaire sans savoir pourquoi
  • se remettent en question en permanence
  • peuvent accepter d’être brûlés vifs plutôt que déroger à leur parole (j’exagère à peine)
  • qui ne comprennent pas pourquoi tout le Monde n’est pas comme eux

Et le camp MAJORITAIRE (70 à 85% de la population) des personnes qui :

  • ne ressentent pas au plus profond d’eux même les émotions des autres
  • ne se posent pas 1 000 questions à la seconde
  • préfèrent se sentir en sécurité dans leurs croyances
  • disent des choses sans vraiment y prêter attention
  • peuvent s’accommoder d’un petit détournement de leurs valeurs
  • ne comprennent pas les réactions exagérées de ces hurluberlus qui pensent BEAUCOUP trop

Quand une population est MAJORITAIRE par rapport à une autre.

Qui gagne ?

Vous voyez où je veux en venir.

Et oui.

Comme les « superefficients » n’ont jamais eu de notice sur comment ils fonctionnent, ils pensent qu’ils viennent d’une autre planète.

Et pour ne pas SUBIR le jugement des autres.

S’habituent à endosser une ARMURE DE PROTECTION.

Pour gommer les différences et les « excès » de réaction.

Pendant longtemps, la plupart des psychiatres ne connaissaient rien à la surefficience mentale.

Il ont enfoncé leurs patients dans le déni de qui ils sont vraiment.

Vous en savez désormais un peu plus sur les « surefficients mentaux ».

Vous vous êtes d’ailleurs peut-être senti(e) concerné(e) ?

Je vous rappelle les principales informations à retenir :

  • des capteurs HYPER sensibles en éveil PERMANENT
  • une HYPER affectivité qui déclenche une HYPER lucidité sur les émotions des autres
  • un câblage neurologique différent avec des pensées très rapides qui partent dans tous les sens en ARBORESCENCE
  • un VIDE IDENTITAIRE qui peut déboucher sur une disparition du vrai soi
  • un IDÉALISME absolu qui ne peut être remise en cause
  • un RELATIONNEL potentiellement difficile car la proie idéale des pervers narcissiques

Mais alors comment faire pour BIEN VIVRE sa surefficience ?

J’ai préparé un guide spécial avec 10 solutions concrètes pour vous.

3 réflexions sur “« Je pense trop », résumé du livre de Christel Petitcollin

  1. Merci, Benoît, pour ce résumé efficace du livre de C. Petitcollin que j’ai lu et apprécié. Quelle chance, aujourd’hui, d avoir accès à ce genre d ouvrage éclairant. Je lirai la suite avec plaisir !

  2. Merci pour ce résumé très intéressant👍 Je pense qu il y a ce qui relève de l’inné et ce qui relève de l acquis… mais là je dois dire que je reconnais mon fils… je lui ferai lire, au cas où il se reconnaitrait🙂

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